LA CLASSE DÉPART

Un module de formation à destination des décrocheurs scolaires qui mêle formation artistique, chantiers citoyens et insertion professionelle

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Présentation du projet

LA CLASSE DEPART

SE CONSTRUIRE ET FAIRE SOCIETE APRES L’ECHEC SCOLAIRE

 

Qu’est-ce que le décrochage ?

C’est un processus qui conduit chaque année 140 000 jeunes à quitter le système de formation initiale sans avoir obtenu une qualification équivalente au baccalauréat ou un diplôme à finalité professionnelle (certificat d’aptitude professionnelle - CAP, brevet d’études professionnelles – BEP).

Ce sont aussi 620 000 jeunes de 18 à 24 ans qui sortent précocement du système éducatif sans diplôme du second cycle du secondaire, et restent durablement en dehors de tout dispositif de formation.

C’est la conséquence d’un désintérêt progressif de l’élève pour l’école, fruit d’une accumulation de facteurs qui tiennent à la fois au parcours personnel du jeune et à la façon dont fonctionne le système éducatif .

 

Le profil des décrocheurs

Ainsi, seuls 5 % des décrocheurs sont des enfants de cadres contre 48 % d'enfants d'ouvriers. Le niveau de vie influe sur le décrochage scolaire car 60 % des familles touchées déclarent n'avoir pas assez de revenus pour permettre aux enfants de poursuivre leurs études, relève l'Insee. 

Le décrochage scolaire frappe davantage les familles nombreuses : plus d'un quart des élèves concernés (29 %) a plus de trois frères et sœurs. Leurs mères sont généralement peu diplômées, seules 15 % d'entre elles étant titulaires d'un baccalauréat

Enfin, les élèves touchés ont souvent rencontré un « parcours de vie difficile », précise l'Insee. Ainsi, 24 % d'entre eux ont des parents divorcés ou séparés, 21 % ont eu un problème de santé qui a affecté leur scolarité et 22 % ont été confrontés à la maladie ou à la mort d'un parent. 


Le poids économique du décrochage

Ce plan a aussi une visée économique, puisque le gouvernement juge que « le décrochage menace la compétitivité du pays ». Les coûts associés au décrochage d'un jeune, cumulés tout au long de sa vie, sont estimés à 230 000 euros. Pour les 140 000 décrocheurs comptabilisés chaque année, cela équivaut à contracter plus de 30 milliards d'euros de dette. 

 

Pourquoi la classe départ ?

Apprendre et ré-apprendre à vivre et travailler ensemble, donner du sens aux apprentissages sont les enjeux déterminants de ce projet d’un genre nouveau qui mêle formation artistique, chantiers citoyens et insertion au monde professionnel.

Les élèves reçus dans ce module rejettent l'école et ses apprentissages, et ne maitrisent pas les savoirs fondamentaux. Leur horizon, spatial comme temporel, est extrêmement réduit : très attachés à leur quartier dont ils sortent peu, ils vivent dans l'immédiateté. Ils peuvent avoir recours à l'incivilité, voire la violence, comme mode d'agir, ou s'enfermer au contraire dans l'apathie. Engagés dans un processus de dévalorisation d'eux-mêmes, ils se sentent en marge d'un monde qu'ils ne comprennent ni ne respectent. L'objectif central est alors de les réconcilier avec l'acte d'apprendre et de penser afin de les intégrer et les préparer à entrer dans la vie professionnelle tout en développant leur citoyenneté.

Notre but n’est pas de former des artistes mais que l’art sous toutes ses formes puisse être un moyen d’émancipation , de construction d’un projet professionnel, d’un projet de vie.

Quel public ?

Le but sera chaque année de créer un projet collectif  avec une vingtaine de jeunes d'une agglomération. Notre première Classe Départ se déroulera sur l'agglomération d'Arras avec des jeunes issus des villes d'Arras, d'Achicourt, de Saint Laurent Blangy et de Saint Nicolas.

Le public bénéficiaire est un public de jeunes âgés de 16 à 20 ans, issus des quartiers prioritaires sous contrats de ville, déscolarisés et sans emploi .

Le recrutement

Nous recrutons les jeunes en nous appuyant sur le tissu local, à travers des associations en lien avec ces publics (missions locales, associations d’insertion, pôle emploi) en n’omettant pas le fait que nombreux sont ceux qui ne sont inscrits nulle part et qui deviennent « invisibles » après leur décrochage.

Le recrutement des participants se fait sous la base du volontariat pour postuler. La décision finale intervenant après un entretien du volontaire avec un panel des personne issus du monde de l’insertion, de la culture et de l’entreprise.

Un service civique

Ces jeunes seront recrutés en service civique pendant huit mois à raison de 24  heures par semaine.

Leur rémunération sera de 473 euros net par mois. Ils alterneront trois semaines de formation artistique, une semaine de chantiers citoyens et une semaine de stages en entreprises.

Ils auront droit à deux jours de congés par mois, trois pour les 16,18 ans.

Le déroulement de la formation

Les  arts

Nous travaillerons de nombreux moyens d’expression artistique : l’écriture, le théâtre, l’audiovisuel (devant et derrière la caméra), la danse, les arts plastiques (dessin, peinture, photographie), le chant, la musique.

Les matinées seront consacrées au travail corporel, les après-midi aux autres disciplines. Les six premiers mois permettront aux stagiaires de découvrir les différentes disciplines et de se perfectionner. Les deux derniers mois eux serviront au montage du spectacle, clôturant la formation qui mêlera tous les arts.

Pendant toutes la formation des sorties au théâtre, au cinéma, aux musées, auxquelles les familles seront invitées,  seront organisées, afin de créer une école du spectateur parallèle à la formation.

Des rencontres avec des artistes permettront aux jeunes de se familiariser avec le monde du travail.

Les chantiers citoyens

Au nombre de quatre pendant la formation, ils seront pas là afin de faire prendre conscience aux élèves, des valeurs citoyennes.

Pendant une semaine à chaque fois, le groupe divisé en deux, fera un stage dans une structure du territoire portant des valeurs citoyennes sur des thèmes que l’environnement, la lutte contre les discriminations, le handicap, l’insertion….

Les stages en entreprise

Au nombre de quatre durant la formation, ces stages permettront aux élèves d’avoir une approche directe du monde du travail. Ils seront accompagnés dès le départ par L’ENVOL pour solliciter les entreprises du secteus qu’il souhaitent contacter. Les élèves auront la possibilité de changer d’entreprise à chaque stage ou de continuer dans la même entreprise.

L’évaluation du parcours

Tous les mois un point sera effectué avec les stagiaires sur son ressenti, ses envies, ses avancées dans son projet professionnel. Chaque jeune ayant un tuteur, qui le suivra durant toute sa formation pour l’aider à trouver ses stages en entreprise et pour ses démarches.

La sortie de la Classe Départ

 

Le spectacle

A l’issue des huit mois une restitution artistique aura lieu sur le territoire dans un des lieux culturels important. Cette restitution prendra la forme d’un spectacle d’où devra ressortir la parole des vingt participants. En préambule, un petit film retraçant les huit mois de la classe départ sera diffusé au public.

Toutes les formes expérimentées durant les huit mois feront l’objet d’un traitement scénique.

Il y aura deux représentations, une à destination du public jeune (collèges, lycées, associations d’insertion) et une tout-public.

Chaque représentation se terminera par une discussion avec la salle.

 

Les objectifs

Le but de cette classe c’est qu’au moins 70% des élèves se positionnent sur un projet  professionnel après cette expérience, soit en reprenant une formation soit en  ayant une promesse d’embauche à l’issue de ces huit mois.

Chaque élève sorti, sera suivi autant qu’il en ressentira le besoin par l’équipe de L’ENVOL pour l’accompagner dans sa vie future.

Nous voulons que ceux que nous avons réussi à raccrocher deviennent des « Porteurs d’Envol » pour les jeunes du territoire et soient des « totems » d’énergies positives.

 

A quoi va servir la collecte ?

Notre collecte va servir à financer l'achat de dix tatamis (tapis de sols) qui vont nous permettre de mener nos activités physques : expression corporelle, arts martiaux, acrobatie. Au prix de 150 euros chacun, ces dix tapis nous permettront de couvrir un espace suffisament grand pour pouvoir travailler.

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Biographie

Né en 1968, Bruno Lajara fut metteur en scène de la compagnie VIESAVIES de 1993 à 2015.

A ses débuts il met en scène Lucioles de Laurent Charvillat, L’Eveil du Printemps de Frank Wedekind, Pièce d’Identité, installation sonore et chorégraphique (Gare au Théâtre et diffusion sur France Culture) et deux textes de Christophe Martin : Mortels et Chiens alanguis dépourvus et finalement jetés (Festival Nous n’irons pas à Avignon de Gare au Théâtre).

Il crée 501 BLUES en 2001, avec des anciennes ouvrières de l’usine Levi’s de la Bassée, suite à un atelier d’écriture qu’il a mis en place avec elles. Ce spectacle, coproduit par Culture Commune-Scène Nationale, a été joué plus de 70 fois en France.

En 2003, il s’entoure de Denis Lachaud, dramaturge et romancier, Christophe Demarthe, compositeur, et Vincent Tirmarche, vidéaste, pour signer la mise en scène de NE PAS à Bruay-la-Buissière. Coproduit par Culture Commune-Scène nationale, il est ensuite accueilli au Vivat d’Armentières, à La Courneuve, au Théâtre 140 de Bruxelles, au Point Ephémère à Paris.

La même année, il associe deux textes de Christophe Martin, Syndromes aériens 1 et Des étoiles plein la tête pour créer FUITES, coproduit par Culture Commune – Scène Nationale. Deux monologues pour un dialogue entre deux jeunesses, algérienne et française.

Au printemps 2004, il met à nouveau en scène quatre des cinq comédiennes de 501 BLUES avec APRÈS COUPS (conversations). Cette fois-ci, il réalise les images vidéo et signe également les textes, inspirés de ses conversations avec les ex-ouvrières de Levi’s. Créé à la Condition Publique de Roubaix pour le festival Extramundi, le spectacle est ensuite accueilli au festival des Rencontres de la Villette Hors les murs à Lille. Entre temps, Bruno Lajara est invité en Pologne à réaliser une performance pour le FESTIVAL BAZART.FR au Théâtre National de Cracovie. En 2006, il a créé LÉON LE NUL, de Francis Monty, auteur québécois. Ce spectacle jeune public a été coproduit par la Maison des Arts de Créteil/le Studio, avec le soutien Culture Commune - Scène Nationale du Bassin Minier (62). Il a monté pour la saison 2008/2009 un nouveau texte à destination des enfants UNE CHENILLE DANS LE CŒUR de Stéphane Jaubertie (il s’agit d’une commande du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis associant quatre théâtres de ce département). UNE CHENILLE a été joué à La Manufacture - Festival d’Avignon 2009.

Il a réalisé en 2008 son premier court-métrage : LE DERNIER LOCATAIRE (Prix 2009 de la première œuvre – festival de l’Acharnière - Lille). Il met en scène pour la saison 2010/2011 LES ENFANTS d’Edward Bond et P’TITE MÈRE de Dominique Sampiero.

COMEDIE TCHETCHENE (pas toujours très drôle) d’après le texte de Yoann Lavabre constitue la création de la saison 2011/2012. 

EN 2014, il se rend avec Christophe Martin au Bangladesh afin d'y tourner un documentaire OPORAJEO  sur le drame de l'écroulement de l'usine du Rana Plaza qui s'inscrira dans un tryptique intitulé "JE NE VOIS QUE LA RAGE DE CEUX QUI N'ONT PLUS RIEN" qu'il signe comme une réponse quinze après à 501 BLUES et qu'il veut considérer comme la dernière création de sa compagnie.

Il créé cette année L'ENVOL, Centre d'Art et de Transformation Sociale pour se consacrer aux populations issues des quartiers populaires du Pas de Calais.

 

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